Finalement, c'est assez drôle une séance de cinéma 3D. Enfin, ça amuse beaucoup les adultes de mettre ces
horribles lunettes au bout du nez, après les avoir soigneusement nettoyées avec la petite lingette offerte par l'exploitant.
"Mets-les, toi, pour voir", "Ouah! ça te va bien", "attends je vais te prendre en photo avec mon iPhone". Les enfants, eux, ne semblent pas plus excités que ça, pas même émus. Faut dire
qu'ils sont là pour le film, voir le troisième volet de L'âge de glace. Ces histoires de 3D, de lunettes, ça les gaverait presque. Et puis tous ces adultes dans la salle...
pfff.
Les parents sont là,
impatients de voir pourquoi ils ont payé 3 euros supplémentaires pour le relief... veulent en avoir pour leur argent. Il a bien fallu faire attention en regardant le programme, pour ne pas se
tromper de salle. Seuls 27 % des copies distribuées sont en 3D. Il semble que ce ne soit qu'un gadget supplémentaire. Le film peut se suffire à lui-même. L'âge de glace 3 est une bonne histoire
bien sympathique pour laquelle on prend du plaisir, relief ou pas. D'après le distributeur français du film: "C'est un plus mais, pour que cela marche, l'élément le plus important reste la
qualité du film". On sort doucettement du phénomène de foire, de l'attraction spectaculaire. Tant mieux.
Pour L'âge de glace, sur les 9 premiers jours la version 3D(source Ecran Total) représente 25 % des entrées.
Le développement du relief et les tentatives et autres expérimentations faites autour seront-ils suffisants pour faireressortir les gens de chez eux, leur faire lever le nez de leurs petits
écrans ?
Pour ma part, j'attends la prochaine occasion de chausser les lunettes avec impatience.
lire aussi: le relief était presque
parfait


à la brocante cinéma organisée dans le
cadre du Paris Cinéma Festival.
te malade.
Croisée,
Il m'arrive de revivre certaines scènes de films pendant mon sommeil. Le cinéma en rêve n'est pas toujours fidèle. Ce sont toujours des séquences brèves et qui ne sont
pas forcément dans le film original. L'expérience est à coup sur troublante et me donne envie ... je dirai même .... m'oblige à revoir le film rapidement. Pour vérifier. Pour revivre mon
rêve. Une drôle de confusion entre deux mondes virtuels.
piano, vivant avec sa mère, subissant depuis toujours les coups de celle-ci, à la recherche d'une sexualité impossible. Deux névroses obsessionnelles qui se sont mêlées dans ma lutte
contre le sommeil. Rencontre explosive ou apaisement des souffrances. Plusieurs fins possibles à cette histoire improbable. Imaginons plutôt une scène fulgurante dans laquelle Mark, le
voyeur-tueur-filmeur met fin aux tourments de l'un et de l'autre, en embrochant Erika, la pianiste-masochiste avec sa caméra-baïonnette. Une séquence d'un romantisme mortel et foudroyant.
Confronter les films et se placer entre. Proposer des morceaux d'histoires et laisser le spectateur les mettre en ordre pour créer ou revivre son propre récit. Le spectateur devient
tour à tour scénariste, filmeur, monteur, projectionniste et redevient spectateur.

Chacun peut trouver sa part de plaisir en visitant l’expo Tati à la Cinémathèque française .
L’installation vidéo est plutôt réussie. Ce sont les leçons du professeur Goudet. Instructif,
bien fichu avec des interviews de David Lynch, Otar Iosseliani, Michel Gondry, J.J Annaud, Olivier Assayas, Sempé, l’inévitable Jean Nouvel… On revoit des extraits de films, les clins d’œil à
Tati dans les films de cinéastes admirateurs, un peu de biographie … Goudet est drôle. On s’installe sur les fameux canapés verts de la mère Arpel. Gros succès. Le reste est à l’avenant.
Passionné, et passionnant. Allez-y comme vous voulez. De mauvaise humeur, bourré avec des copains, en famille, entre deux avions … peu importe … il y en a pour tout le monde. Évitez juste les
heures de pointe. Tati n’est pas encore démodé. Profitons-en !
Secrétaire de profil
La grande orgie Tati est commencée. On va en bouffer du Hulot, et pas qu’un peu. Et peut-être même qu’on
va en redemander.
Les salles de cinéma ne désemplissent pas. Crise. Les gens ont besoin de distraction. Mais pas que…