Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Eric PETIT

Le chemin parcouru par Alain Cavalier est simple, sans détour, sans raccourci.
Il est passé des films de fiction à gros budgets, avec stars, grosse équipe technique et souci de rentabilité, à des documentaires fimés seul, en DV, en son direct, la plupart du temps autobiographiques, proches du journal intime.
Cet homme, qui a profité du "travail des ingénieurs japonais" et du nouvel outil numérqiue qu'ils ont mis au point, a su saisir "l'ouverture magnifique" qui s'est présentée à lui.
Il parle de métamorphose, de quasi miracle.
Jamais, il ne lâche sa caméra. Il vit en filmant et filme son vivant. L'appareil fait partie de lui. C'est un élément vital de son corps. Il lui parle en filmant, lui confie ses secrets.

















La fiction n'intéresse plus Alain Cavalier. Il sait que le spectateur contemporain, le consommateur d'images d'aujourd'hui a de plus en plus de mal à croire aux histoires qu'on lui propose. Le monde réel fabrique les plus beaux récits et ne ment jamais.
Cavalier réussit merveilleusement à nous émouvoir avec le réel parce que lui-même vient de la fiction, parce qu'il maîtrise parfaitement le récit.
Il dit: "Ce n'est pas l'image et le son notre maître, c'est Flaubert, le récit flaubertien".
Le filmeur filmé. Parties 2 et 3.
- comment on devient un filmeur
- la fermeture du Temple


Pour voir la 1ère partie du Filmeur filmé:
Alain Cavalier, l'ouvrier qui a récupéré son outil

Commenter cet article