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Publié par Eric PETIT

une semaine de cinéma (4)

Lu,

Jacques Audiard, réalisateur palmé, interviewé par Technikart.
- au sujet du numérique:
"Mais je n'ai pas encore lu des gens qui auraient réfléchi à l'essence de ce que l'on appelle encore "cinéma" par défaut du lexique. Avant l'irruption du numérique, le cinéma était la garantie du réel, la garantie que ce qui était sur la pellicule avait existé. Maintenant, ce n'est plus le cas. Donc, au sens strict, le cinéma n'existe plus."
- au sujet de la sortie de "2001, odyssée de l'espace" en Blu-ray et du très mauvais rendu des images:
"C'est que les mecs qui ont fait les Blu-ray n'ont rien compris à l'enjeu de Kubrick. Ce devait être des fétichistes de la technologie. Il faudrait les crucifier, ah ah ah !"
- au sujet de la Cinémathèque:
"C'est pareil pour ma pratique de la Cinémathèque. Pour moi, c'était l'extension des salles de quartier, pas un musée ..."

Chiné,
à la brocante cinéma organisée dans le cadre du Paris Cinéma Festival.
J'y ai vu la première caméra super8 que j'ai possédée, achetée d'occase à un pasteur américain quand j'avais 14 ans. Vue aussi la mythique Eclair 16, la caméra conçue par André Coutant en 1960. Un appareil qui a joué un rôle très important dans la façon de filmer. La Nouvelle Vague l'a beaucoup utilisée puis la télévision. Le pilotage par quartz permettait une parfaite synchronisation du son. J'imagine que Maurice Pialat a tourné "La maison des bois" avec ce magnifique engin. J'ai eu la chance d'avoir à veiller sur elle sur le tournage d'un court-métrage pour lequel j'étais assistant-cadreur. Quand on lui enlevait le magasin qui contenait la pellicule, on avait l'impression qu'il ne restait plus rien. Toute maigre, toute malade.
Comparée aux petits bijoux techno-numériques d'aujourd'hui, la Coutant nous parait un drôle objet venu de la nuit des temps.












          
Jubilé,
en découvrant "J'ai engagé un tueur" d' Aki Kaurismäki sur grand écran.
Je m'étais toujours interdit de voir ce film lors de ces différentes diffusion à la télé, en attendant l'occasion de le voir en salle. Ma patience a été récompensée. Film drôle et émouvant. Avec peu de dialogues.
Jean-Pierre Léaud (qui était à l'honneur au Festival Paris Cinéma) est un prodigieux acteur comique.
On y retrouve le grand Joe Strummer, l'inégalé Serge Reggiani. Tous les deux morts au champ d'honneur.
Oui, je sais, c'est un vieux film, 1990. Je suis vite aller à la médiathèque me prendre un bouquin sur ce cinéaste finlandais (ou finnois, je n'ai jamais su comment il fallait dire). Je vais découvrir. C'est ma prochaine exploration, ma nouvelle découverte.

Aperçu,
de la pub pour le film de Tarantino dans une gare parisienne.
Pas sûr d'avoir envie de le voir. Trop entendu parlé. Ce film a existé bien avant qu'il soit tourné. Le buzz a commencé beaucoup trop tôt. Scénario en ligne avant tournage, rumeurs sur les interprètes, bandes annonces, extraits ...  Les films ont tendance à vivre de plus en plus longtemps avant d'exister. Par contre leur vie en salle est de plus en plus courte. Paradoxe du marketing.






Vus,
de drôles d'objets dans un hall de cinéma.
Des espèces de boîtes rondes métalliques empilées et étiquetées.
Je demande à la caissière. Elle me dit "mais monsieur, ce sont des films".
Je me suis souvenu de ce que disait Truffaut au sujet des cinéastes qui n'étaient pas assez costauds pour porter leurs films dans les bras... Dire que toute l'oeuvre complète de Pialat (courts-métrages et films télé compris ) ne prend que 18 centimètres de largeur sur mes étagères. J'ai mesuré avec une règle d'écolier.
 


















une semaine de cinéma (1)
une semaine de cinéma (3)
une semaine de cinéma (2)

 

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