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Publié par Eric PETIT

Pater 3

Pater est un film délicieux mais dangereux si vous allez le voir le ventre vide. Ce fut mon cas. Ayant pris une demi journée de congé exprès pour, je me suis rendu au plus vite à la séance de 13h30. (56 personnes m’avaient précédé lors de la précédente et toute première séance) Je n’ai pas pris le temps de manger.  Erreur. Durant les 2/3 tiers du film, les personnages / acteurs / protagonistes / filmeurs / acteurs passent leur temps à manger et à boire du vin. Délicieux supplice. Dès le film terminé, je me suis accroché au premier comptoir venu pour ingurgiter un gigantesque sec-beurre-ballon-de-côte. Ouf …. J’ai pu repenser au film sereinement.

C’est l’histoire d’une relation entre Alain Cavalier et Vincent Lindon, entre un président de la République et un premier ministre qui finit par vouloir lui prendre sa place, entre Cavalier qui joue au président et Lindon qui joue au premier ministre. C’est une fiction qui nous rappelle parfois une réalité politique navrante. C’est un documentaire sur la fabrication de cette fiction. C’est tout ça à la fois. C’est simple et limpide. Léger. On passe de l’état d’enfance qui joue : « on dirait que je serai le président et toi le premier ministre. On mettrait de beaux costumes et de jolies cravates. Montre-moi tes cravates, je vais m’en choisir une », à celui de l’adulte « qui s’y croit » et se prend au sérieux. C‘est comme ça tout le long du film. On jubile. Oui c’est ça. C’est un film jubilatoire. Un film qui donne faim, qui donne envie de voir et de faire des films. Un film vivant.

vin pater

Alain Cavalier dans la débâcle :  

Alain Cavalier, l'ouvrier qui a récupéré son outil (vidéo)

"On parait être à côté du récit et en fait, on est dedans" (vidéo)

Irène d’Alain Cavalier ou la réalité augmentée.

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